Suite à la publication du communiqué de presse du gouvernement relatif à un rapport des inspections générales (finances écologie, agriculture) sur l’avenir de la filière sucre en Outre-Mer, nous souhaiterions apporter les précisions suivantes :

Ce communiqué du gouvernement fait suite à une mission confiée le 5 novembre 2020 aux inspections générales sur l’avenir de la filière sucre pour tout l’Outre-Mer.

Ces inspecteurs recommanderaient entre autres solutions, une fermeture éventuelle de l’usine de Marie-Galante.

Il est utile de préciser que ce rapport a été commandé et rédigé avant que l’accident qui a endommagé lourdement la chaudière de l’usine ne se produise.

Par ailleurs, ce rapport a été rédigé sans que les inspecteurs ne se rendent sur place et aient pris le temps d’une analyse sérieuse de la situation. Cette façon de faire sans consulter, échanger, rencontrer sur place, les acteurs locaux, sans travail sérieux impliquant étude, analyse puis conclusion est tout ce que nous rejetons dans la relation entre les directions centrales et la réalité de terrain des Outre-mer. Les Guadeloupéens et les Marie-Galantais sont ceux qui sont les plus à mêmes de réfléchir sur leur avenir. Alors de grâce, il est urgent de cesser ces pratiques jacobines d’un autre temps qui montrent un irrespect de nos populations insulaires. Nous ne sommes plus au temps des colonies !

Nous notons toutefois avec satisfaction que le gouvernement ne reprend pas à son compte les légères conclusions de ce rapport.

Dans ce cadre, il convient d’attendre patiemment la publication du rapport faisant suite à la mission diligentée avec les acteurs locaux. Cette mission qui s’est déplacée en début du mois de juillet 2021, a pris le temps d’analyser les tenants et les aboutissants liés à l’activité de l’usine de Marie-Galante. L’avenir de la filière canne à Marie-Galante est un sujet sérieux qu’il convient de traiter avec engagement et compétence.

Je continuerai à suivre de près toutes les discussions et décisions relatives à l’avenir de l’usine de Marie-Galante, notamment en assistant aux comités de suivi que nous avons mis en place avec les acteurs locaux de façons concertée. Nous continuons le combat acharné pour que la fermeture de l’usine ne soit plus une option envisageable.

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